Archives d’Auteur: Madimado

À propos de Madimado

Des livres, des films, des spectacles, des expos : de la culture !

Opium, Laure Garancher

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          Ma fille, tu as bientôt vingt ans et tu maîtrise tous les aspects de la politique chinoise et britannique. Il est temps que tu accomplisses ta première mission. Tu vas entrer au service de la famille Elron en tant que domestique. Sir Elron organise le commerce  clandestin de l’opium à Canton. Tu dois tout savoir de ce qu’il fait !

Couverture d'Opium, Laure Garancher

          Voici un roman graphique acheté il y a fort longtemps pour la simple et bonne raison que je trouvais sa couverture vraiment trop belle. Depuis il sommeillait dans me bibliothèque. J’ai profité d’un petit tri dans mes livres pour le ressortir enfin. Comme je vous le disais donc, je trouve la couverture très belle. A l’intérieur, j’ai été un peu déçue, j’ai trouvé le dessins moins abouti que ce à quoi je m’attendais. En revanche les planches d’ouverture de chapitre sont de toute beauté. Énorme coup de cœur à chaque fois. L’illustratrice a vraiment un talent fou !

Planche extraite d'Opium

          L’histoire est très réussie je trouve. J’y ai appris pas mal de choses sur la Chine. Il y a un gros fond historique que j’ai bien apprécié. Mais on y retrouve également des relations familiales intéressantes et des personnages assez fouillés. Une jolie histoire d’amour aussi. Beaucoup de sujet sont abordés en peu de mots : art, politique, traditions… on a un aperçu assez vaste de la Chine de l’époque. J’ai trouvé agréable d’avoir une histoire aussi fouillée avec si peu de texte. Un bel équilibre et des dessins très parlants qui m’ont vraiment séduite.

Planche extraite d'opium, roman graphique

          J’ai finalement bien apprécié cette lecture. Le dessin est parfois un peu « figé » mais nous plonge dans une ambiance particulière que j’ai beaucoup aimée. C’est coloré et plein de détails. Les pages de début de chapitre sont vraiment magnifiques, j’en mettrais bien une reproduction chez moi ! L’histoire est dense et bien racontée. J’ai aimé sa construction et sa richesse même si j’aurais parfois apprécié que certains chapitres soient plus développés. J’ai trouvé ce livre surprenant, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu quelque chose d’approchant. Il est à la fois très beau et instructif. Aussi agréable à lire qu’à regarder. Une jolie découverte.

Dessin d'Opium, Laure Garancher

Mais, pour penser comme un peintre chinois il va falloir oublier beaucoup de choses, la perspective par exemple.
Un peintre chinois peut mettre plusieurs points de vue dans un même dessin, imaginer avec son esprit de voir la même scène sous différents angles.
Un proverbe chinois dit qu’admirer un paysage peint revient à faire un voyage en restant allongé sur son lit.

Reste aussi longtemps que tu voudras

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          Nina a quitté Paris sur un coup de tête pour venir s’installer dans ce bed & breakfast du centre de Florence, tenu par son amie de toujours, Hannah. Mais les retrouvailles des deux femmes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances : Hannah est aux prises avec sa sorcière de belle-mère et ses problèmes de couple ; quant à Nina, elle refuse d’expliquer les raisons de sa venue et semble fuir la réalité, préférant se laisser distraire par les délices florentins au bras de Marco. Pourquoi Nina a-t-elle quitté la France aussi subitement ? Quels secrets tente-t-elle de dissimuler ? Sous le soleil de Florence, les parts d’ombre et de lumière de chacun se révèlent tour à tour.

          A la vue du titre, du résumé et de la couverture, je ne pensais pas du tout que ce livre soit mon genre. Ca sentait le feel good un peu à la mode, ces romans pleins de bons sentiments qui ne me parlent pas trop (oui, j’aime les bons gros drames, c’est comme ça). Mais quand j’ai été invitée à la soirée de présentation, après une longue hésitation, j’ai fini par accepter, après tout on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise et au pire j’aurais toujours eu un apéro gratuit, ce n’était pas un bien gros risque que je prenais là…

Couverture de Reste aussi longtemps que tu voudras de mélanie Taquet

          La première bonne surprise a été la rencontre avec l’auteur. Mélanie est absolument adorable et ç’a été un réel plaisir d’échanger avec elle. Par contre ça met la pression, j’aurais détesté ne pas aimer un roman écrit par une personne aussi géniale. C’eut été fâcheux… Mais bon, ce sont des choses qui arrive et je me disais qu’au pire pour une fois je n’en parlerais pas sur le blog. Sauf que – ô surprise ! – j’ai adoré ce roman. Genre vraiment adoré. Je ne dis même pas ça pour être sympa, il est surprenant et réussi. Ouf !

          Dès les premières lignes j’ai été surprise par la qualité du style. C’est très bien écrit ! Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi séduite par la plume d’un auteur contemporain. C’est à la fois travaillé et très fluide, un vrai régal. Quant à l’histoire, elle laisse planer le suspens un certain temps. Nina est une jeune femme attachante et un peu paumée dont on découvre des bribes d’histoire peu à peu. Elle s’incruste chez ses amis, a des relations aux hommes compliquées, semble cacher des choses, elle finit par se montrer assez agaçante. Sauf que c’est quand on pourrait commencer à se lasser de son côté girouette qu’on la découvre, avec ses failles et son secret.

          Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler le ressort de l’intrigue mais la seconde moitié, où on la connaît mieux et où on voit qu’elle essaie de se reconstruire comme elle peut, tranche avec la légèreté de la première partie. Elle l’explique aussi. Les thèmes abordés sont bien plus profonds qu’il n’y paraît et c’est fait avec beaucoup de délicatesse. Le personnage de Nina est touchant et les autres aussi dévoilent peu à peu leurs failles, gagnant en profondeur au fil des pages. Un roman qui m’a beaucoup surprise, tant par la qualité du style que par son sujet difficile. Sous ses airs légers, il est bien plus profond qu’il n’y paraît. Un très joli livre, aussi touchant qu’agréable à lire.

Portrait de mélanie Taquet, autrice

Personne ne devait savoir, car personne ne pourrait jamais comprendre. Son secret, qui la hantait depuis son arrivée à Florence, elle devrait l’enfouir en elle. Profondément. Le recouvrir de jolies choses sans importance comme cette promenade avec Marco. De manière à ce que personne ne puisse le découvrir, le lui voler. De manière à ce qu’elle puisse continuer, et vivre. Libre, pour un temps du moins.

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Le passé ne compte que lorsqu’on l’a accepté. Avant cela, il n’est qu’une entrave au bonheur, une ancre qui te retiendra toujours en arrière.

Outlander : ma découverte de la première saison

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          Il y a un moment déjà que j’entends parler d’Outlander et que des personnes que j’apprécie se sont muées en véritables fangirls. Je dois dire que ça a éveillé ma curiosité. Quand je suis allée lire le synopsis, je dois dire que ça m’a laissée perplexe. Je ne sais pas, le côté fresque historique grande histoire d’amour, je ne le sentais pas trop. Mais devant l’enthousiasme collectif, je me suis quand même dit qu’il serait peut-être bon d’y jeter un œil. Ma première tentative a été découragée par la longue des épisodes (1h !). Mais finalement, après des mois à tergiverser, j’ai fini par me lancer. Attention spoilers, difficile de parler de la série sans en dévoiler quelques ressorts. Même si les principaux apparaissent quasi dès le premier épisode, si vous ne souhaitez garder l’effet de surprise, rendez-vous dans le dernier paragraphe de cet article. Je n’ai volontairement pas mis le synopsis qui en dit bien trop à mon goût.

          Le premier épisode de m’a guère aidée à comprendre l’engouement pour cette série. J’étais dubitative. Et encore le mot est plutôt faible, heureusement que je ne savais finalement pas trop à quoi m’attendre. Qu’est-ce que c’était que cette histoire de voyage dans le temps ? Pourquoi personne ne m’avait dit que c’était une série fantastique ?! hein, pourquoi ? Normalement j’aurais dû m’arrêter là parce que ça me dépassait un peu surtout que je trouve la manière dont c’est traité un peu « légère », ce n’est clairement pas la partie la plus réussie (c’est même franchement raté je trouve). Ensuite ça parle quand même beaucoup d’amour et bon, voilà quoi, le romantisme et moi on est un peu fâchés. Ca ne commence pas fort. Pourtant, allez savoir pourquoi j’ai continué (je sais pourquoi, je suis curieuse, ça me perdra).

Outlander, saison 1, Jimmy Fraiser

          En revanche j’ai de suite bien aimé la partie historique, l’importance des légendes et autres croyances, et plus globalement, l’ambiance générale. La manière dont c’est filmé, les teintes, la photo, j’ai bien accroché. Par contre l’héroïne est super tête à claques. Franchement c’est pas possible. Elle est tellement suffisante ! Mais bon, sachez que si comme moi vous avez régulièrement envie de l’étrangler, ce sentiment se tasse peu à peu (quand elle finit par comprendre qu’elle patauge dans la même gadoue que les autres) et elle finit même par devenir presque sympathique. Ca commence à aller mieux vers le milieu de la 1° saison, ce qui n’est finalement pas si long à attendre, la pauvre elle vient de changer de siècle, on peut bien lui laisser 5/6 épisodes pour s’adapter.

          Mais surtout, la bonne raison de continuer à regarder c’est que je suis sans la moindre once d’originalité tombée amoureuse de Jamie. Ben oui, je sais, c’est cliché, mais le grand roux baraqué a quand même une fière allure, même si c’est une sacrée tête de nœud. Il est un peu brut de décoffrage (là aussi, ça se tasse vaguement avec le temps) mais il a un charme fou. Toutefois, je trouve que dans l’ensemble la galerie des personnages est réussie avec des caractères marqués sans trop tomber dans le cliché, ils évoluent de manière intéressante, avec leur part d’ombre et leurs bons côtés, mais surtout leurs relations sont travaillées de manière assez fine même si c’est plus flagrant dans la saison 2. Comme « méchant » Jonathan Randall s’avère assez fascinant.

Outlander, saison 1, Jonathan Randall

          Pour tout vous dire, j’ai été très déroutée par la première moitié de la saison 1. J’avais l’impression d’être entre X-files, La petite maison dans la prairie et Autant en emporte de vent, mon cerveau refusait de suivre, ça me rappelait plein de choses. Pensez, une série d’époque, un peu milieu du XX° – beaucoup milieu du XVIII°, en Ecosse, avec de l’amour, de la haine, de la guerre, du sexe, de la violence, du fantastique, des légendes, de l’Histoire, ça fait un sacré mélange, avec des inspirations très diverses et un résultat qu’on peine un peu à catégoriser… C’est… surprenant. J’aurais dû trouver ça nul probablement et pourtant, même si la série n’est pas exempte de défauts et est un peu bancale au début, elle est aussi étrangement attachante. On a quand même bien envie d’en savoir plus.

          Passée la première moitié de la première saison, l’aspect fantastique prend moins de place et c’est le moment où j’ai commencé à me plonger un peu plus dans l’histoire. Pourtant je peux vraiment apprécier des incursions dans le fantastique, surtout si c’est lié à un mythe mais j’aurais eu besoin que cet aspect soit plus travaillé, avec plus de questionnements autour de ça, des croyances, des doutes et des peurs du personnage mais bon, elle lutte pour sa survie dans un pays en guerre, si vous croyez qu’on a le temps pour l’introspection et les histoires de fées ! Bref, d’un point de vue de la narration le côté expéditif se tient mais ça m’a gênée. Toutefois, dès qu’elle commence à s’ancrer plus fortement dans une époque, l’histoire devient plus prenante.

Outlander, saison 1, Claire

          Grosso modo il y a deux grands axes dans la série : l’amour et la guerre. La guerre, la politique, les stratégies mises en places et les jeux de pouvoir, mais aussi les hommes sur le terrain, qu’ils soient commandants ou simples soldats, c’est passionnant. Quant à l’histoire d’amour, elle est parfois un bien mièvre mais ils sont si mignons… Non en vrai il leur arrive tellement de mésaventures, ils ont une vie tellement foireuse que franchement, on ne leur en veut même plus d’être aussi dégoulinants d’amour. Il faut bien qu’on fasse une pause dans la cruauté du monde de temps en temps parce que dans l’ensemble la série est quand même bien violente et j’ai détourné le regard plus d’une fois devant des scènes très éprouvantes.

          Pour résumer Outlander j’ai quand même trouvé que c’était un joyeux bordel ! Vu le foutoir que c’est avec un mélange de genre improbables et une histoire d’amour avec un grand A, j’aurais dû passer mon chemin. Pourtant j’ai été fascinée par l’ambiance, le décor, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de l’Ecosse et de continuer de m’émerveiller de ses paysages (mention spéciale pour les costumes au passage). Les personnages sont tantôt horripilants, tantôt attachants – souvent les deux à la fois d’ailleurs – et suivre l’évolution de leurs relations m’a fascinée. Au final, je ne saurais dire si j’apprécie ou non cette série, c’est souvent bien trop mièvre à mon goût, c’est un mélange de styles que pour la plupart je n’apprécie pas mais je prends un certain plaisir (un peu coupable) au visionnage. En tout cas je suis assez intriguée pour continuer. Verdict avec les saisons suivantes pour savoir si la magie opère…

Azul

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          J’avais beaucoup entendu parler de ce jeu qui a gagné l’As d’or l’année dernière (2018 donc), il a également remporté des prix en Allemagne et a déjà un beau palmarès. Je n’avais pas eu l’occasion d’y jouer mais il me tentait bien. J’ai un faible pour les mosaïques, le thème me plaisait beaucoup et il avait l’air assez joli. On est des adeptes de gros jeux à la maison, j’avais en revanche un peu peur qu’on en ait vite fait le tour. J’étais quand même curieuse de savoir ce que ça donnait. Après hésitation, je ne l’avais finalement pas acheté. Quelle ne fut pas ma surprise en le trouvant sous le sapin à Noël dernier !

Jeu de société azul

          On y a beaucoup joué depuis, j’ai donc eu amplement le temps de me faire un avis. Le jeu est plutôt joli et reprend bien l’esprit des azulejos. Dommage que 2 des 5 types de briques ne soient pas décorées, pour avoir la « jolie » version il faut l’acheter en supplément ce que je trouve totalement abusé – en plus d’être inutile puisque l’apport est purement esthétique. On restera donc avec nos carreaux unis… Le matériel se compose de 5 types de carreaux donc, un sac pour piocher, des cercles représentant la « fabrique » et un plateau par personne avec un exemple de mosaïque. Sur l’autre face, une grille blanche qui vous permettra de créer votre propre motif quand vous serez suffisamment aguerris.

Plateau et briques du jeu Azul

          Les règles du jeu sont très simples et il est extrêmement facile à prendre en main. Pour ce qui est de le maîtriser en revanche c’est une autre histoire ! Il s’avère plus stratégique qu’il n’y paraît. Les parties sont assez courtes – comptez environ 20 à 30 min à deux – et les règles étant faciles à apprendre, c’est le jeu idéal à sortir pour un apéro ou une fin de soirée où on ne dispose pas de beaucoup de temps. Ça permet de changer un peu des jeux d’ambiance. On se prend vite au jeu je trouve et on enchaîne assez facilement 2 ou 3 parties pour essayer de peaufiner sa stratégie. Si je devais résumer je dirais que c’est simple et efficace.

Jeu de société azul

          Mes craintes concernant le format du jeu et sa simplicité n’étaient pas totalement infondées dans la mesure où on a rapidement l’impression d’en avoir fait le tour. Toutefois, cela ne s’est pas avéré si problématique que ça. Il reste agréable à jouer et la rapidité des parties fait que c’est un jeu qu’on sort facilement, d’autant plus qu’on peut vraiment y jouer avec tout le monde. De plus les parties à 2 ou à 4 joueurs s’avèrent assez différentes pour relancer l’intérêt. On n’a pas encore testé la création de nos propres motifs, ce qui devrait également renouveler un peu les parties. Sans forcément être un énorme coup de cœur, on apprécie beaucoup ce jeu auquel on joue régulièrement. Un nouvel incontournable de notre modeste ludothèque !

L’Américaine, Catherine Bardon

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          Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm.

          J’avais bien aimé Les déracinés, précédent roman de Catherine Bardon. Bien écrit malgré quelques maladresses dans le style par moments mais surtout avec une histoire passionnante et méconnue : celle des juifs qui fuyant la guerre ont atterri en République dominicaine pour y établir un kibboutz. Les personnages principaux sont très attachants et leur épopée est un vrai régal à suivre. J’ai appris énormément de choses en lisant ce livre et j’ai beaucoup apprécié la mise en lumière de ce pan d’histoire absolument incroyable.

L'Américaine, Catherine Bardon, couverture

          Je ne pouvais donc pas laisser passer la sortie de ce second tome ! Dès les premières pages, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages à me replonger dans le style de l’auteur qui a évolué et s’est affirmé. C’est très bien écrit et agréable à lire. La première partie m’a vraiment séduite, bien que le personnage de la jeune ? ne soit pas celui auquel je suis le plus attachée, un peu enfant gâtée à mon goût, je peine parfois à m’émouvoir des déboires de cette jeune femme. Mais cela n’empêche pas de la voir tout de même évoluer avec un certain plaisir et d’aimer se replonger dans la vie de cette famille.

          La seconde moitié m’a un peu moins convaincue. J’ai trouvé que ce second tome n’avait pas la profondeur du premier. Si le style a évolué est que j’ai trouvé qu’il avait gagné en qualité (et en régularité surtout), en faisant un roman particulièrement agréable à lire, l’histoire n’a pas la même portée. On retombe sur des choses plus classiques avec cette jeune femme qui se cherche un peu et hésite dans ses études, ça n’a pas la profondeur du premier roman. Toutefois la quête des origines n’est pas inintéressante et offre de beaux passages. Un roman dans la continuité du premier, avec belle plume mais une histoire moins touchante pour ce second tome toutefois plutôt réussi. On se prend à espérer une suite…

Portrait de Catherine Bardon

A l’aube d’écrire page de ma vie, j’avais besoin de ce lent arrachement à ma terre natale, et surtout, je m’étais mis en tête de refaire à l’envers le voyage qui avait amené Wilhelm et Almah Rosenheck, mes parents, sur cette île, plus de vingt ans auparavant.

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Je ne les avais pas connues et une fois de plus, malgré mon âge, Hannah et Esther, qui n’avaient jamais été pour moi que des ombres, des visages sur des photographies jaunies aux bords dentelés, me manquaient cruellement.