Actualité

L’actualité de la semaine (31/08)

Quoi de nouveau cette semaine de par le vaste monde ? Honnêtement, je n’en ai pas grande idée, un gros coup de fatigue m’ayant tenue éloignée de la boîte à images. Je profite toutefois de ce rendez-vous hebdomadaire pour tenter de rattraper un peu mon retard.

– Je ne vous l’apprend pas, c’est la crise. Le chômage a encore augmenté le mois dernier, atteignant des records.

– C’est la rentrée chez les politiques aussi. Le gouvernement fait parler de lui avec les expulsions de Roms qui continuent et une baisse symbolique du prix de l’essence. Les caricaturistes s’en donnent à coeur joie en associant ces deux sujets.

– La course à la présidence continue aux Etats-Unis. Le candidat républicain, Mitt Romney, gagne du terrain avec le choix comme colistier d’un jeune premier qui connaît un certain succès auprès de l’électorat. Il compte également séduire en affichant un bonheur familial qui semble tout droit sorti d’une publicité pour du café.

– En Afrique du Sud, suite aux grèves meurtrières de ces dernières semaines, 270 mineurs sont accusés du meurtres de leurs 34 collègues tués par des policiers (oui oui, vous avez bien lu).

La course à la tête de l’UMP continue. Pour le moment, quatre candidats déclarés : Bruno Le Maire, Nathalie Koscuisko-Morizet et bien sûr Jean-François Coppé et François Fillon. Ces deux derniers sont les candidats les plus sérieux (même si les sondages donnent Fillon largement en tête) et semble prêts à s’entre-tuer pour la présidence du parti. Affaire à suivre.

          Le mot de la semaine sera immixtion : « fait de s’immiscer ». Eh bien oui, rien d’exceptionnel, c’est simple comme bonjour mais je n’avais jamais entendu ce mot ! Comme quoi on en apprend tous les jours.

          Les sorties ciné de la semaine : Superstar, de Xavier Giannoli, l’histoire d’un homme sans histoires qui se réveille un matin en ayant acquis une aussi soudaine qu’inexplicable célébrité, une adaptation d’un texte de Serge Joncour que je pense aller voir, pour voir justement ; Dark horse, de Todd Solondz, un trentenaire qui peine à sortir de l’adolescence tombe amoureux d’une fille à peu près aussi paumée que lui, une histoire qui s’annonce compliquée ; Mobile Home, de François Pirot, deux copains d’enfances se retrouvent et décident de réaliser un vieux rêve, prendre la route, malheureusement, une panne va bien vite les arrêter.

Bonne semaine !

Actualité·Culture en vrac

Rentrée littéraire, suite

          Comme vous le savez sans doute, on est en pleine rentrée littéraire. Je vous en ai déjà un peu parlé ici ou et c’est LE sujet du moment dans tout les blogs littéraires, les émissions culturelles, les sites spécialisés et les journaux pourvus d’une rubrique dédiée au livres. Une période de grande effervescence qui en agace certains et réjouit les autres. Pour ma part, si je suis toujours plus ou moins les nouveautés de septembre, je n’en lis pas toujours beaucoup faute de temps, de motivation ou de moyens (eh oui, les grands formats, c’est une rente !). Mais cette année, les conditions étaient réunies pour que je me laisse tenter par ce bouillonnement de début d’année. 

          J’avais fait quelques repérages via les sites littéraires et pas mal de romans me tentaient bien, avec notamment les nouveautés de quelques auteurs que j’aime. Comme je viens de déménager, j’en profite aussi pour tester les librairies du quartier et demander conseil aux libraires : librairie en face, bof, adeptes des romans légers mais accueil sympathique ; librairie à droite, libraires prévenants, passionnés, qui semblent apprécier les écritures exigeantes. Je ne sais pas si la rentrée littéraire me réservera de bonne surprises mais en tout cas, elle m’aura permis de trouver ma librairie ; un luxe que j’apprécie particulièrement. C’est donc décidé, en septembre, je ne lis que des nouveautés. Cinq ont déjà rejoint ma bibliothèque : Un repas en hiver d’Hubert Mingarelli, L’amour sans le faire de Serge Joncour, Peste & Coléra de Patrick Deville, Pour seul cortège de Laurent Gaudé et Rue des voleurs de Mathias Enard. A retrouver donc très prochainement sur le blog, ainsi que les autres romans qui vendront les rejoindre. Et vous, où en êtes-vous avec cette rentrée ?

Mes lectures

L’urgence et la patience

          Dans ce court essai, Jean-Philippe Toussaint, dissèque les mécanismes de l’écriture. On apprend ainsi à connaître cet auteur : ce qui l’a poussé à se lancer dans l’écriture, la manière dont il rédige ses textes, les auteurs qui l’ont inspiré. Selon lui, le processus de l’écriture peut se résumer en deux mots : l’urgence et la patience. Deux états antagonistes qui président l’écriture et dont le dosage détermine le style de chacun.

          J’ai beaucoup aimé cet essai. Tout d’abord, cette idée d’équilibre entre l’urgence (l’envie de voir naître un texte) et la patience (la construction, la recherche, le travail d’écriture) est absolument passionnante et, je trouve, très juste. Ensuite, cet ouvrage permet de découvrir un autre aspect de Jean-Philippe Toussaint, « l’envers du décor » si l’on peut dire. Ca donne d’autant plus envie de s’immerger dans son oeuvre. Enfin, le style est brillant sans jamais se prendre au sérieux. Un subtil mélange d’érudition et d’humour et un très bon livre sur l’écriture et un portrait d’écrivain passionnant.

Dès lors, je n’ai plus travaillé que porté par un élan, pendant des sessions d’écriture limitées dans le temps, de quinze jours à trois mois maximum, entrecoupées de longues périodes où je faisais autre chose, où je n’écrivais pas, où je vivais – ce qui peut également être utile.

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Un livre doit apparaître comme une évidence au lecteur, et non comme quelque chose de prémédité ou de construit. Mais cette évidence, l’écrivain, lui, doit la construire.

Mes lectures

Top ten tuesday (28/08)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 livres que vous conseilleriez à quelqu’un qui n’aime pas lire

          Question délicate car bien sûr aucune liste ne fonctionne dans l’absolu. Quand je dois conseiller un livre à quelqu’un j’essaie avant tout de m’adapter à ses goûts, qu’ils soient où non littéraires. Il est donc à peu près impossible de répondre à cette question. En revanche, je reste persuadée que conseiller de la bonne littérature est un plus. Il existe de très bon livres tout à fait accessibles et parfois, au contraire, on n’aime pas lire car on n’est jamais tombé sur celui qui serait à la hauteur de nos espérances (ainsi, j’ai lu chez un auteur il y a peu qu’il avait commencé à aimer lire en ouvrant son premier Dostoïevski, ça redonne de l’espoir !). Voici toutefois une petite liste pour la forme, essentiellement des textes courts, pour ne pas décourager les bonnes volontés.

1) L’éternité n’est pas de trop, François Cheng : pour les fleurs bleues.

2) Construire un feu, de Jack London : pour ceux qui aiment la rudesse des grands espaces et les surprises qu’ils réservent.

3) Le baron perché, d’Italo Calvino : pour les grands enfants qui aiment grimper aux arbres.

4) Quatre soldats, d’Hubert Mingarelli : pour les amateurs de simplicité.

5) La musique d’une vie, d’Andreï Makine : pour les mélomanes.

6) Cercueils sur mesure, de Truman Capote : pour ceux les amoureux du supsens et des énigmes.

7) La ferme des animaux, de Georges Orwell : pour les animaux politiques.

8) Le front russe, de Jean-Claude Lalumière : pour les fonctionnaires.

9) Soie, d’Alessandro Baricco : pour les voyageurs.

10) Lonesome Dove, de Larry Mc Murtry : pour les aventuriers.

          Et vous, quels livre conseilleriez-vous aux plus réticents ? Et y a t-il parmi vous d’anciens non-lecteurs convertis (ou en voie de conversion ?) grâce à des conseils avisés. N’hésitez pas à partager votre expérience sur la question et une fois encore, bonne lecture à tous.

Cinéma

Magic Mike

Comédie dramatique américaine de Steven Soderbergh avec Channing Tatum, Alex Pettyfer, Matthew McConaughey.

          Mike rêve de créer sa société de meubles design. Pour y arriver, il cumule les petits boulots : il gère une société d’accessoires automobiles, est couvreur la journée, mais surtout passe ses nuits comme strip teaser dans un bar. Il devient alors Magic Mike, la vedette du show. Lorsqu’il croise Adam, il va de suite déceler son potentiel et l’intégrer à la troupe. Mais pourra-t-il aider le jeune homme à échapper aux affres de la vie nocturne ?

          Autant le dire de suite : ce film ne me tentait pas des masses. L’affiche est moche, le titre pas très engageant et le synopsis pas du meilleur augure. Mais une fois de plus, le hasard des horaires m’a amenée à entrer dans la seule salle qui passait quelque chose à l’heure qui m’arrangeait. Un peu à reculons, je suis donc allée voir ce que Soderbergh nous réservait. Très vite, mes craintes se sont dissipée. La première chose qui m’a frappée, c’est l’incroyable maîtrise technique mise en oeuvre. Il y a dans ce film des plans de toute beauté (et d’une originalité certaine) et un incroyable travail sur la lumière. Une esthétique qui m’a époustouflée et conquise.

          Ensuite l’histoire. Eh bien c’est qu’elle n’est pas si mal ! Elle est même franchement intéressante. Le personnage est loin des stéréotypes, à la fois complexe et torturé. Si à de nombreuses reprises le réalisateur aurait pu choisir la facilité et se vautrer dans le cliché, il traite au contraire le sujet avec une grande finesse. N’étant pas le moins du monde attirée par le monde du strip tease, j’ai quand même presque réussi à comprendre ce qu’on pouvait y trouver (que les amatrices de testostérones se jettent quant à elles littéralement sur ce film qui devrait les ravir). Un éveil de ma curiosité qui en soi constitue déjà un exploit. Malgré sa profondeur, ce film ne sombre pas dans la noirceur et reste divertissant, avec un subtil dosage entre drame et humour. Un histoire habilement menée, servi par un casting impeccable et une réalisation magistrale. Un divertissement intelligent comme on en voit trop peu. Du grand cinéma hollywoodien.