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Les ratés de l’automne

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          A l’automne, j’ai comme chaque année lu un certain nombre de romans de la rentrée littéraire. Je vous ai déjà parlé de ceux que j’avais plus ou moins aimés. Il m’en reste 3 ou 4 à lire que je n’ouvrirai sans doute jamais, les sorties de janvier puis de juin étant venues s’y ajouter depuis. J’ai même déjà reçu les premiers romans de la rentrée 2018. Il est donc plus que temps de vous parler des quelques déceptions et moments de perplexité rencontrés lors de la rentrée 2017.

Des hommes qui lisent, Edouard Philippe

 

          Lorsque je regarde ma bibliothèque, je vois ce que j’ai appris et une bonne partie de ce que j’aime. Ces livres m’ont construit. Des romans, des essais, des manuels, des bandes dessinées, le tout mélangé, mûri ou oublié, redécouvert et discuté. Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.

Couverture de Des hommes qui lisentPédant et nombriliste. Si j’avais fait le lien entre notre Premier Ministre et ce livre, je ne l’aurais clairement jamais ouvert (et j’aurais bien fait). Mais sur le moment, j’ai été attirée par le titre, par le sujet, tout ça, je n’ai absolument pas fait le rapprochement. Surtout que bon, au moment où j’ai reçu ce livre, sa nomination était encore toute fraîche, je n’étais pas familiarisée avec le nom (je ne le suis toujours pas tout à fait à vrai dire). Bref, il y a eu une grave erreur de casting. Dès les premières pages j’ai détesté. Ce que j’ai retenu de ce livre ? « Moi je, moi je, moi je ». Le mec, sait tout, a tout fait, se croit au-dessus de tout le monde. Totalement imbu de lui-même. Style ? bof. Et encore, je suis sympa. Teneur intellectuelle ? proche du néant. Intérêt global ? Aucun.

Lire rend libre. Plus encore que sous les ors de ses palais, la République vit dans ses bibliothèques.

Le ciel ne parle pas, Morgan Sportes

 

          1609 : Christóvão Ferreira, jeune jésuite portugais plein de ferveur chrétienne, débarque à Nagasaki. Accueillis d’abord avec sympathie, les missionnaires sont bientôt suspects aux yeux des shoguns Tokugawa. Il a alors le choix : mourir en martyr comme tant de ses semblables ou apostasier et travailler dans les rangs de l’Inquisition nippone…

Couverture du Le ciel ne parle pasTrès bien écrit mais chiant. Autre genre totalement. Ici l’écriture est pour le moins chiadée. Franchement, côté style ça envoie du pâté. L’histoire est plutôt intéressante aussi. Ou devrait l’être, je ne sais pas trop. En tout cas c’est intriguant et inhabituel, ce qui est déjà beaucoup. Malheureusement, la mayonnaise de prend pas à tous les coups, même avec les meilleures intentions. Je n’ai pas accroché. C’est assez lent, trop tarabiscoté à mon goût et bon, disons-le bien, je suis au niveau zéro de la spiritualité, la religion a une fâcheuse tendance à m’ennuyer profondément. Dommage, il y avait du potentiel. Mais n’hésitez pas à aller y jeter un œil si l’histoire vous attire, le style mérite le détour.

La croix japonaise, par tant d’aspects, est combien préférable à la croix romaine, combien plus soucieuse du confort du crucifié, ou, pour employer un terme technique, combien plus ergonomique ! Plus humaine, pour tout dire.

La Fontaine : une école buissonnière, Erik Orsenna

 

          Depuis l’enfance, il est notre ami. Et les animaux de ses Fables, notre famille. Agneau, corbeau, loup, mouche, grenouille, écrevisse ne nous ont plus jamais quittés. Malicieuse et sage compagnie ! Mais que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus grand poète de notre langue française ?

Couverture de La Fontaine une école buissonnièreTourne autour du pot. J’aime généralement bien Erik Orsenna et la légèreté de sa plume, son côté bienveillant, son amour des mots. C’est parfois un peu trop « facile » mais au fond ça reste toujours sympathique. J’avais beaucoup aimé sa biographie de Le Nôtre, c’est d’ailleurs avec ce texte que je l’ai découvert. Comme j’aime beaucoup La Fontaine et que c’est la même époque, j’étais séduite d’avance. Bon, encore une fois, la théorie et la pratique ont refusé de se rejoindre. Ca tourne en rond pendant trois plombes sur l’enfance de La Fontaine, ça se perd en digressions sans le moindre intérêt, j’ai carrément fini par lâcher l’affaire avant qu’on en arrive au cœur du sujet (mais y arrive-t-on seulement un jour ?). L’arnaque totale. Une des plus grosses déceptions de cette rentrée.

Quand vous voulez la vérité, allez recueillir les propos des crapules. La morale ne les embarrassant pas, ils n’ont pas leur pareil pour toucher juste.

Au nom des nuits profondes, Dorothée Werner

 

          Au début, tout était à sa place. Comme dans les bonnes familles, en parfaite baby-boomeuse, sa mère était passée de fille à papa à femme au foyer. D’abord fière de sa grossesse, et puis désemparée par la maternité. Convaincue de l’infériorité intrinsèque de son sexe, absente à elle-même comme aux autres, elle passait son temps à se plaindre d’un quotidien qui ne valait pas le mal qu’elle se donnait pour le vivre. Et puis tout a volé en éclats.

Couverture de Au nom des nuits profondesDécousu et illisible. Le thème de ce roman me tentait beaucoup. En plus ça avait l’air poétique, original et tout, ça a avait vraiment l’air chouette. Sauf que je n’ai rien compris. Pas un traitre mot. Je serais bien infoutue de dire de quoi ça cause. C’est totalement décousu et incohérent. J’ai lu ça un peu comme j’aurais lu dans une langue inconnue, juste pour me laisser porter par sa musique, mais bon, même ça ça ne m’a pas vraiment convaincue. C’est peut-être moi qui n’étais pas dans de bonnes dispositions sur ce coup, c’est tout à fait possible (ce ne serait pas une première non plus). En tout cas il est clair que je suis totalement passée à côté. Incompréhensible. Mon plus gros moment de perplexité de la rentrée.

L’enfance est un mirage et l’enfant se souvient de la tienne sous sa peau, jusqu’aux bruits et aux odeurs.

Les vents noirs, Arnaud de la Grange

 

          Au début du XXe siècle, entre la Sibérie et le désert du Taklamakan, paysages grandioses dont la démesure fait écho à celle des passions humaines, un homme part sur les traces d’un autre. Le lieutenant Verken doit, pour le compte du gouvernement français, arrêter un archéologue explorateur, Emile Thelliot.

Couverture de Les vents noirsBien écrit mais décousu. Je suis embêtée de mettre ce roman parmi les ratés parce qu’il ne l’ait pas vraiment. C’est juste que je ne sais pas trop quoi en dire donc faute de lui consacrer un article entier, il s’est un peu retrouvé ici par hasard. J’en suis désolée. C’est plutôt très bien écrit et l’histoire ne commençait pas mal non plus. D’ailleurs j’en suis venue à bout sans trop de peine. Mais je n’ai pas bien compris où l’auteur voulait en venir. Le sens, le but, le message ? Je n’en ai pas la moindre idée. J’ai trouvé que tout ça était un peu vain. Heureusement que le style maîtrisé vient compenser un récit qui ne semble mener nulle part. Et c’est super dommage parce qu’il y avait un gros potentiel. Plus que réellement raté, on dira quelque peu incompris.

La terre parfois semblait se redresser sur ses coudes, comme si elle voulait se débarrasser d’une agaçante nuée de sapins posée sur son dos. Elle se faisait colline, elle devenait rocheuse. Puis, elle s’allongeait de nouveau sous son drap ivoirin.

Votre fatwa ne s’applique pas ici, Karima Bennoune

 

          Deux ans après les attentats du 13 novembre, les éditions Temps Présent publient la traduction de l’enquête exceptionnelle menée par Karima Bennoune pendant plusieurs années dans le monde musulman. Elle dresse le portrait d’opposants aux fondamentalistes islamistes dans de nombreux pays.

Couverture de Votre fatwa ne s'apllique pas iciPompeux et égocentrique. Le premier et le dernier essai lus cet automne auront de loin été les pires lectures de la rentrée. J’ai lu pas mal de choses sur le djihadisme, beaucoup de témoignages notamment, et jusque-là même quand le style n’était pas terrible, j’ai toujours trouvé ça super intéressant. Mais là ? C’est imbuvable. Je ne sais pas quel mystère l’auteur parvient à tout ramener à elle, ses recherches, son travail. Le pire de l’écriture universitaire condensé dans cet ouvrage. Ca m’est tombé des mains. A tel point que mon cerveau avait effacé toute trace de cet ouvrage de ma mémoire. C’est surement très intéressant sur le fond (je ne le saurai jamais) si on arrive à passer le cap du style. Vraiment pas ce qu’on fait de plus digeste sur le sujet…

          Parmi mes auteurs américaines favorites, deux sortaient des romans autobiographiques cet automne : Joyce Maynard avec le récit de la maladie de son mari et Joyce Carol Oates avec l’histoire de son enfance. Malgré tous mes efforts, je n’ai pas du tout accroché avec le premier, dont je vous parle ici. J’ai à peine lu quelques pages du second avant de de comprendre que clairement ce n’était pas le moment. A vrai dire je ne suis pas sure qu’il y ait beaucoup de moments où les histoires de famille me passionnent mais là il était clair que ça allait m’agacer très vite, je retenterai donc ma chance ultérieurement. Dans la série mauvaise pioche, le dernier Jean-Louis Fournier, on ne peut pas dire qu’il se soit foulé… Dans l’ensemble, la rentrée littéraire 2017 n’aura pas été un très bon cru pour moi avec assez peu de coups de cœur, espérons que j’aurai plus de chance avec celle de 2018.

4 thrillers

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          Voici 4 thrillers lus récemment. 4 auteurs, 4 styles très différents. Vous y trouverez forcément votre bonheur.

Trois jours et une vie, de Pierre Lemaitre

 

          À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Couverture de Trois jours et une vieC’est le premier thriller que je lis de Pierre Lemaître dont je ne connaissais qu’Au revoir là-haut. J’ai de suite beaucoup aimé l’écriture, très fluide et agréable. Un vrai plaisir de retrouver sa plume ! L’histoire est assez originale et on se laisse vite prendre au jeu. Les personnages sont bien construits et les relations entre eux sont plutôt réussies. J’ai toutefois trouvé que ça l’enlisait un peu dans la deuxième partie du roman, j’ai eu plus de mal à m’y intéresser, le rythme y est moins soutenu et le suspens retombe. Il y a néanmoins un sursaut sur la fin, qui relance la curiosité et vient finir ce texte aussi bien qu’il a commencé. Un court roman prenant et bien écrit que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.

Madame Courtin faisait en toutes choses ce qui devait se faire simplement parce que c’était ce que autour d’elle tout le monde faisait.

La fille du roi des marais, de Karen Dionne

 

          Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ? 

Couverture de La fille du roi des maraisAttention, coup de cœur de ce début d’année. Je ne suis pas vraiment sure que ce soit spécialement un grand texte, ou ce thriller soit mieux qu’un autre, mais peu importe, une fois la première page lue je n’ai tout simplement plus pu le lâcher. Je l’ai dévoré d’une traite, tournant frénétiquement une page après l’autre : totalement jouissif ! J’ai adoré cet univers à part, au milieu des marais, et la relation ambigüe de la narratrice à son père, entre amour filial, admiration et rejet. J’ai trouvé la psychologie du personnage hyper intéressante et j’ai beaucoup aimé voir comment elle s’était construite. Bon, et puis quand on aime la nature, aussi taré puisse être le personnage du père, le côté survivor fascine un peu quand même. On alterne entre les souvenirs de la narratrice et son présent, apprenant peu à peu son histoire, j’ai trouvé ça très bien construit et prenant. Très juste. Un roman dont l’univers m’a totalement happée d’un bout à l’autre. Un vrai régal.

– Je ne voulais pas te faire de mal, déclare-t-il. Tu m’y as contraint.
Discours typique du pervers narcissique. Quoi qu’il se passe, c’est toujours de la faute des autres.

Silver water, de Stuart Neville

 

          Audra Kinney a rassemblé ses dernières forces pour fuir son mari, mis ses enfants dans la voiture, et foncé à travers les paysages accidentés de l’Arizona. Mais, par un étrange coup du sort, elle est arrêtée par la police sur une route a priori déserte. Ils découvrent dans son coffre de la drogue qu’elle n’y avait pas mis. Et le cauchemar commence…

Couverture de Silver WaterJ’ai beaucoup aimé ce thriller qui par certains côté n’a pas été sans me rappeler Stephen King (le fantastique en moins). Sans doute est-ce l’effet petite route perdue au milieu du désert et flic taré, ça m’a vaguement rappelé quelque chose. En tout cas, ça a éveillé mon intérêt dès les premières pages. Et il n’a pas franchement faibli par la suite ! Dès le départ, on va assez bien où mène l’intrigue (à des embrouilles en gros), pourtant un certain suspense se met en place et j’avoue avoir dévoré ce roman en me rongeant les ongles. La galerie de personnages est assez réussie, avec des histoires fortes et un certain soin apporté à la psychologie de chacun, même si bien sûr, certains m’ont plus convaincue que d’autres. Il y a une sorte d’alternance entre les passages « d’action » et les souvenirs de la mère de famille que j’ai trouvée réussie. Ca donne un équilibre au roman. Les rebondissements ne manquent pas et ces parties plus introspectives donnent une certaine profondeur au texte. J’ai trouvé ce texte efficace et agréable à lire, une bonne surprise.

Audra avait le cerveau douloureux. Le monde était devenu si fragile qu’elle s’imagina pouvoir le transpercer du bout du doigt. Tout avançait par soubresauts, trop lentement ou trop vite, et tout le monde parlait par à-coups inintelligibles.

Une bonne intention, de Solène Bakowski

 

          Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Couverture d'Une bonne intentionSur le papier, ce roman me tentait bien. J’aimais beaucoup l’idée, je me disais vraiment que ça pouvait être intéressant. Évidemment, le risque avec ce genre de sujet, c’est que ça vire mièvre. Sans aller jusque-là, disons bien que je n’ai pas trouvé ça terrible. Le style est assez plat et c’est plein de bons sentiments, souvent un peu maladroits. Ce n’est même pas que ce soit si mal, simplement j’ai eu beaucoup de mal à avoir la moindre empathie pour les personnages et il y a eu quelques passages assez convenus qui m’ont fait sortir de l’histoire (déjà que je n’arrivais pas à rentrer dedans !). Finalement, je n’ai pas réussi à aller au bout de cette lecture, faute d’arriver à m’intéresser vraiment au sort des personnages. Dommage.

On croit qu’on a oublié, on croit qu’on n’a pas fait attention, et puis il suffit d’un objet, d’une parole, d’une musique et tout remonte à la surface, y compris des détails qu’on ne pensait pas avoir relevés sur le moment.

Le maître des livres

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          À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

Le maître des livres, couverture

          Vous le savez peut-être, je lis très peu de mangas, pour ne pas dire pas du tout. J’ai totalement échappé à la déferlante étant adolescente, leur préférant les classiques, version gros pavés de préférence. Ensuite j’ai rarement croisé leur route et je n’ai pas eu de coup de cœur suffisant pour un titre pour me donner l’envie de découvrir toute l’œuvre d’un auteur. J’en pioche donc un par-ci par-là sur les conseils d’amis ou quand la thématique m’intéresse. Il va s’en dire qu’avec un titre pareil celui-ci ne pouvait que m’intriguer. Il se trouve en plus qu’après l’avoir acheté j’ai lu pas mal de critiques positives dessus, j’avais donc hâte de me plonger dans ma lecture.

          Dès les premières pages, la déception a pointé le bout de son nez et j’ai senti que ma relation à ce livre risquait d’être compliquée. C’est… mièvre ! Ca dégouline de bons sentiments, c’est moralisateur, ça manque totalement de subtilité dans le message, bref, ça ne passait pas. Je me suis dit que j’allais quand même lui laisser une chance, après tout, ça pouvait très bien s’améliorer par la suite et devenir peut-être plus complexe. Je dois avouer que même l’arrivée du bibliothécaire passionné et acariâtre n’a pas suffit à m’adoucir. Je n’ai pas accroché du tout avec ce manga que j’ai trouvé terriblement niais par certaines réflexions et assez lourd. Une série que j’aurais pourtant tellement voulu aimer, j’en suis presque désolée.

Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor.
A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

Mon programme pour la rentrée littéraire

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Cette année encore, je plonge allégrement dans les sorties de la rentrée littéraire avec une sélection sans réelle ligne conductrice, il faut bien l’avouer. Mes auteurs favoris ne publient a priori rien en cette rentrée (à moins que cela m’ait échappé, c’est tout à fait possible, je n’ai pas épluché tous les catalogues avec beaucoup d’attention…), à quelques rares exceptions près, je me suis donc centrée sur des auteurs que je voulais découvrir mais surtout sur des romans dont j’ignorais tout en dehors d’une quatrième de couverture alléchante. J’ai un peu eu l’impression de partir à la chasse aux trésors. Au final, j’ai en main une quinzaine de romans. Un ou deux devraient encore arriver je pense. Voici ma première liste de lecture par ordre de parution :

  • Les vents noirs d’Arnaud de la Grange
  • Summer de Monica Sabolo
  • Le jour d’avant de Sorj Chalandon
  • Le ciel ne parle pas de Morgan Sportès
  • La Fontaine : une école buissonnière d’Erik Orsenna
  • L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard d’Isabelle Duquesnoy
  • Au nom des nuits profondes de Dorothée Werner
  • Les terres dévastées d’Emiliano Monge
  • Les complicités involontaires de Nathalie Bauer
  • Mon autopsie de Jean-Louis Fournier
  • La maison des Turner d’Angela Fournoy
  • Le ciel n’existe pas d’Ines Fernandez Moreno
  • Un jour, tu raconteras cette histoire de Joyce Maynard
  • Paysage perdu de Joyce Carol Oates

Quelques romans devraient venir s’y greffer comme chaque année : auteurs que je suis et qui avaient échappé à ma vigilance, conseils de mon libraire/mes amis/divers blogs et autres médias, cadeaux… J’ai déjà l’impression d’en sélectionner beaucoup mais je trouve toujours le moyen d’en rajouter de nouveaux, c’est sans fin ! 581 romans sortent cette rentrée, impossible de tout lire. Le choix est cruel. Les 15 romans de ma listes sont tous des services de presse, n’y figurent pas la plupart des grandes maison : Flammarion, Gallimard, Albin Michel, Actes Sud, Minuit… Eh oui, après 7 ans de chroniques consciencieuses, je suis encore loin d’avoir accès à tout ce qui me tenterait. Ce qui explique aussi que tous les romans que je compte lire ne soient pas dans cette première liste.

J’ai donc déjà repéré une dizaine de romans que j’aimerais lire quand j’en aurai fini avec ceux-ci. Désolée, je n’ai pas mis les noms des auteurs, ne les ayant pas toujours noté. Internet fait des siennes et il m’est difficile de les retrouver dans l’immédiat.

  • Une histoire des loups
  • Bakhita
  • C’est le coeur qui lâche en dernier
  • De l’influence de David Bowie…
  • La légende d’un dormeur éveillé
  • La Serpe
  • Sigma
  • Réveiller les lions
  • La gloire des maudits
  • Le courage qu’il faut aux rivières

Je n’aurai probablement pas le temps de les lire tous mais les trois derniers rejoindront ma bibliothèque, c’est certain. Réveiller les lions car le premier roman de l’auteur, Une nuit Markovitch a été mon gros coup de cœur de la rentrée 2016. La gloire des maudits parce que de Nicolas d’Estienne d’Orves j’avais adoré Les fidélités successives, et Le courage qu’il faut aux rivières pour avoir vu le film Vierge sous serment sur le même sujet que j’avais beaucoup aimé. Encore une rentrée qui s’annonce chargée donc côté lectures. Ca ne tombe pas si mal, n’étant pas très en forme ces jours-ci, je lis un peu plus. Avec un peu de chance, je serai venue à bout de ma première sélection d’ici fin septembre. J’ai déjà lu quelques uns de ces livres et pour le moment, bien qu’ils soient plus sombres les uns que les autres, j’ai été très agréablement surprise. Mais je vous reparler de tout ça bientôt.

Les 7 ans du blog : concours

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          Déjà 7 ans, que le temps passe vite ! C’est incroyable. Et dire que je ne pensais pas tenir plus de quelques semaines. C’est vrai que le rythme de publication est moins soutenu qu’au début, mes problèmes de santé m’ont forcée à ralentir sérieusement, mais depuis quelques temps que suis revenue à des publications plus régulières. Les visites ont drastiquement baissé, j’essaie de m’y habituer, ça va forcément avec l’activité du blog. Il y a eu des hauts et des bas, j’ai même songé à arrêter à un moment mais 7 ans, ça a surtout été tellement de bons moments !

          J’ai pris un énorme plaisir à écrire la plupart des articles de ce blog, surtout les articles thématiques, plus long à mettre en place et souvent peu lus mais tellement intéressants à écrire. Les 4 premières années, j’ai écrit chaque jour ou presque. J’ai ensuite eu des problèmes de santé qui m’ont forcée à ralentir sérieusement le rythme. Après une grosse période creuse, je m’en tiens actuellement à un article tous les 3 jours. Il n’y a dans l’ensemble pas autant de retours que je le souhaiterais, surtout depuis que je me suis mise aux réseaux sociaux, mais en revanche j’ai fait beaucoup de belles rencontres. Certains lecteurs sont devenus des amis et ça, ça n’a pas de prix. Qui aurait cru à l’ouverture de ce blog qu’il me permettrait de faire autant de rencontres enrichissantes ?

          7 ans, c’est plus 1500 articles. J’ai beau avoir réduit le rythme, ça en fait des lignes écrites ! Relativement peu de commentaires en revanche, environ 3500. 350 abonnés sur le blog, 800 sur Twitter, beaucoup moins sur Facebook et Instagram que je délaisse un peu. Au fond, ce n’est pas tant que ça vu la durée de vie du blog mais je m’en satisfait assez bien. D’autant plus que je ne passe franchement pas ma vie à faire de la pub. Même sur internet, le réseautage et moi, ça fait deux. Mais j’avoue que si j’ai mis du temps à en comprendre le fonctionnement, j’aime bien Twitter – enfin, en dehors des périodes électorales en tout cas.

          Depuis sa création, le blog c’est 460 000 pages vues. La meilleure année du blog a été 2014 avec jusqu’à 350 visites par jour en moyenne (on en est bien loin aujourd’hui !). Vos articles préférés sont toujours sensiblement les mêmes depuis déjà plusieurs années : Culture occitane, les troubadours avec 14 000 vues, Les plus belles bibliothèques de Paris avec 22 000 vues et On n’est pas sérieux quand on a 17 ans de Barbara Samson avec 24 000 vues ! Je dois avouer que je suis assez surprise du succès de certains articles. La plupart de mes visites aujourd’hui viennent d’articles déjà anciens, ce qui est parfois un peu frustrant.

Anniversaire

          CONCOURS : Je ne fais quasi jamais de concours mais pour cet anniversaire j’avais envie de vous gâter un peu. Je propose donc 3 lots à gagner. Ces livres proviennent tous de ma bibliothèque, il est donc possible qu’ils ne soient pas en parfait état, certains sont des services de presse. Tous ne sont pas des livres que j’ai aimé mais j’espère qu’ils vous plairont. Je les ai rassemblés autour de 3 thèmes.

Lot 1 : Déjanté
Indian psycho d’Arun Krishnan, Gangsterland de Tod Goldberg et La vie sexuelle des sœurs siamoises d’Irvine Welsh.
Lot 2 :  Malsain
Fermez les yeux de C. J. Cooper, Les élues de Maggie Mitchell et The girls d’Emma Cline.
Lot 3 : Court
Crash et Invisible d’Alex Jestaire, Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin, La femme au colt 45 de Marie Redonnet et Les enfants qui mentent n’iront pas au paradis de Nicolas Rey.

          Il y aura de petites surprises dans chacun. Pour participer, précisez en commentaire pour quel lot vous jouez et pourquoi vous aimez ce blog. Je me réserve le droit d’invalider une participation, ce concours étant avant tout une occasion de récompenser mes fidèles lecteurs. N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux. Tirage au sort le 20 juin.

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