Mes lectures

Le sentier des nids d’araignées, un récit touchant sur la guerre vue par un enfant

          Pin est un enfant qui voudrait être grand. Il aime faire rire les adultes et se moquer d’eux jusqu’à les mettre en colère. Mais quand ils vont le charger de voler le revolver de l’amant de sa sœur, les choses vont devenir terriblement sérieuses. 

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          Adolescente, j’ai dévoré une grande partie de l’oeuvre d’Italo Calvino pour lequel j’avais une admiration sans borne. Avec le temps, je suis passée à d’autres lectures mais j’ai gardé beaucoup de tendresse pour cet auteur dont j’offre régulièrement les romans à des amis et j’avais été sidérée de découvrir qu’il n’était plus en librairie (voir mon article ici). Heureusement, cette disparition n’était que temporaire et ses textes, qui ont trouvé éditeur, sont de retour en rayons. J’ai profité de cette renaissance pour aller voir quels textes pouvaient venir enrichir ma collection. J’ai jeté mon dévolu sur Le sentier des nids d’araignée dont je n’avais jamais entendu parler. Le sujet est intéressant : la Résistance en Italie durant la Seconde Guerre mondiale. J’avoue que si j’ai lu pas mal de textes sur la Résistance en France, je n’étais jusqu’à présent jamais tombée sur son pendant transalpin. J’étais assez curieuse de lire la version qu’en livrerait Italo Calvino. Je connais surtout son humour et son amour pour le jeu sur les structures littéraires et j’étais heureuse de le découvrir dans une veine plus intime et plus sérieuse.

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          Je n’ai pas du tout été déçue par ce texte qui est assez touchant. Ce personnage de gamin des rues n’est pas sans rappeler Gavroche et possède un charme fou. J’avais oublié à quel point Calvino était un fabuleux conteur. Voir cette histoire à hauteur d’enfant lui donne des allures de jeux qui désamorce un peu la charge tragique et lui confère en même temps une part de fragilité. On voit mal comment cette histoire pourrait avoir une fin heureuse et on attend avec une certaine appréhension le dénouement. Pourtant, la vie continue, Pin s’émerveille toujours des nids d’araignée qui jonchent le sentier, tente de se faire des amis et d’impressionner les adultes. C’est finalement en essayant de se faire une place quelque part qu’il entrera en Résistance, par hasard. La solitude de ce jeune garçon est désarmante. C’est sur elle que repose la force de ce récit étrangement émouvant. Ses compagnons d’infortune sont souvent guère mieux lotis et cette description profondément humaine de la Résistance, dans tout ce que peuvent avoir de mesquin ou de médiocre ceux qui la composent, est me semble-t-il aussi réaliste qu’inhabituelle, rendant ce texte criant de vérité. Italo Calvino nous livre ici un très beau roman sur l’enfance sur fond de Résistance. Une belle découverte. 

Mes lectures

Conception, vous ne verrez plus jamais la maternité de la même façon…

          Alex et Leslie ont tout pour être heureux : ils s’aiment, ils sont riches et ils ont un travail qui leur plaît. Il ne leur manque qu’un enfant pour les combler. Après avoir tout essayer, ils se tournent vers l’énigmatique docteur Kis qui leur donnera des jumeaux. Mais 10 ans après, de terribles effets secondaires ont fait leur œuvre et menacent sérieusement le bonheur familial.

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          Quand j’ai reçu ce livre, je m’attendais à un polar. Je dois avouer que j’ai été assez surprise de constater que je m’étais complètement trompée. Mis à part quand c’est extrêmement bien fait (comme un Stephen King, je n’ai pas d’autre exemple je crois), je ne suis vraiment pas une adepte du roman « d’horreur ». Je trouve que ça fonctionne rarement et que ça peut très vite tourner au ridicule. J’ai quand même tenté ma chance. J’avoue que j’ai trouvé l’écriture assez moyenne, pour ne pas dire franchement banale. Comme il semblait y avoir de bonnes critiques américaines, je me suis demandé si la traduction n’y serait pas un peu pour quelque chose quand même. Je ne pense pas qu’elle puisse tout expliquer mais disons qu’on va laisser à l’auteur le bénéfice du doute. Cela dit, ce n’est pas mal écrit non plus, juste un peu plat.

          L’histoire m’a laissée perplexe. C’est étrange, je n’ai à ma connaissance rien lu de comparable et pourtant j’ai eu comme un air de déjà vu. J’ai trouvé qu’on voyait arriver la plupart des rebondissements de très très loin. Je ne compte pas le nombre de fois où je me suis dit « non, il ne va pas se passer ça quand même, c’est trop gros ! …ah, ben si… » Mais bon, il faut dire aussi que je suis une spécialiste pour voir venir les trucs improbables (ce qui ne fonctionne absolument pas pour les meurtriers dans les romans policiers), j’arrive même à m’auto-spoiler Games of Throne. Bref, l’histoire donc m’a semblé à la fois improbable et convenue, ce qui assez étrange. En même temps, on n’attend pas de ce type de roman qu’il soit réaliste, ce n’est donc qu’à moitié un problème. J’ai surtout été gênée par le fait de ne pas arriver à m’attacher aux personnages, je pense que ça m’aurait aidé à mieux rentrer dans cette histoire et à mieux l’apprécier.

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          L’idée de départ n’est pas inintéressante mais l’aspect psychologique est un peu délaissé à mon goût. Le roman étant déjà relativement long, difficile de dire qu’il aurait mérité de voir certains de ses aspects étoffés mais une construction différente, qui occulterait le première partie pour y revenir par flash-back, aurait certainement donné plus de suspens. Malgré tout, pour une raison qui m’échappe totalement, j’ai quand même été relativement accrochée par ce roman que j’ai lu très rapidement. C’est un grand mystère. Parfois, un livre bien écrit nous ennuie à périr, et parfois quelque chose de beaucoup plus moyen nous fait passer un assez bon moment. Je ne trouvais pas cette lecture désagréable et j’étais curieuse de voir jusqu’où ça allait aller alors comme ça se lisait très bien, je suis allée jusqu’au bout. Je pense que j’aurais beaucoup aimé ce livre à 15 ans, quand j’avais encore un certain goût pour le fantastique. Bien que je ne sois clairement pas la cible, ce roman assez moyen sur la forme s’avère contre toute attente être un assez bon divertissement. Les amateurs du genre apprécieront sans aucun doute ce roman mi-thriller mi-horreur signé Chase Novak.

Jeunesse·Mes lectures

La nuit du visiteur, le petit chaperon rouge comme vous ne l’avez jamais vu

          Si ce n’est pas son gentil petit chaperon rouge, qui donc frappe à la porte de Mère-Grand à cette heure de la nuit ? II vous faudra des nerfs d’acier pour ne pas abandonner cette lecture éprouvante en cours de route et risquer ainsi de louper la clef de l’énigme.

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          Je dois avouer que quand on m’a mis ce livre dans les mains en me forçant presque à le lire, j’étais moyennement emballée. Il faut dire que je ne savais pas trop à quoi j’avais affaire. Le titre me parlait moyennement, les dessins faisaient un peu peur et ne me plaisaient pas outre mesure, je ne savais même pas si c’était destiné aux enfants ou aux adultes. Bref, je rechignais un peu. Et puis, comme je n’avais que ça sous la main et que je fais confiance à l’amie qui me l’a prêté, je me suis décidée à l’ouvrir. Il m’a fallu quelques pages pour comprendre où l’auteur voulait en venir (il y a des fois où je ne suis pas très vive, que voulez-vous…) et à partir de là, j’ai été conquise.

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          Pour vous résumer l’histoire, la mère-grand de notre petit chaperon est dans sa chaumière et le loup frappe à sa porte. Il tente de la persuader par tous les moyens de le laisser entrer mais la vieille dame est loin d’être sénile et trouve toujours un moyen de le repousser. S’en suit une joute verbale franchement truculente. Les dessins qui rappellent le théâtre d’ombres complètent admirablement ce texte plein de malice. Je n’accroche pas spécialement au style des illustrations mais il est adapté au récit et on s’habitue si bien qu’on y prendrait presque goût.

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          J’ai beaucoup ri en lisant ce livre. J’ai même relu certains passages plusieurs fois tellement je les trouvais drôles. Chaque double page est consacrée à une nouvelle réplique des deux protagonistes, comme autant de saynètes. Certaines répliques sont vraiment très bien trouvées et c’est un plaisir de suivre cet échange rythmé. Le livre est assez court et se lit rapidement. Si j’avais des enfants, j’adorerais leur lire cette histoire. Benoît Jacques nous emmène dans son univers pour une adaptation très réussie. Un livre plein d’humour et de fantaisie qui ravira les enfants et leurs parents.

Divers

Bilan 2014 : mes coups de coeur ciné, littérature et autres

          Ca y est, 2015 est arrivé, c’est l’heure des bilans. Je me plie à la tradition avec un article fleuve qui en fera somnoler plus d’un. Que chacun aille voir la partie qui l’intéresse pour éviter l’indigestion !

Films

          Avec quelques difficultés, je m’en tiens plus ou moins à mon objectif d’un film par semaine avec 50 films tout pile vus en salles. Pas tout à fait assez à mon goût et un peu moins que l’année dernière mais pas si mal étant donné que j’ai été longtemps malade et que mes horaires de boulot ne sont pas idéaux pour les sorties ciné. J’ai triché en en rattrapant quelques uns en VOD (13 pour être exacte) pour moins avoir l’impression de n’avoir rien vu.
Dans l’ensemble une assez bonne année ciné même si j’ai vu la plupart de mes gros coups de cœur dès le début de l’année et que j’ai perdu un peu de mon entrain par la suite. Une année qui m’a semblé dans la continuité de 2013 avec beaucoup de bonnes choses, même si le classement a été plus difficile pour moi que l’année précédente, avec beaucoup de bons films mais peu de réels coups de cœur ce qui fait que j’ai du mal à les départager. Il faut dire aussi qu’avec ma mémoire qui flanche, jamais faire un classement n’avait été si compliqué. Difficile également de savoir comment intégrer les films vus à la maison à mon classement alors que les conditions son beaucoup moins bonnes et que l’effet est forcément moindre. Je leur ai quand même fait une petite place. Je vous épargne le laïus sur chaque choix mais – à part pour les rares dont je n’ai pas encore parlé – vous pouvez retrouver mes critiques en cliquant sur les titres.

1Mommy
2Dallas Buyer Club
3Ida
4– Whiplash
5Pas son genre
6Le sel de la terre
7Grand Budapest Hotel
8her
9– Valse pour Monica
10Cold in July

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          Je dois dire que ce top allait assez de soi, surtout pour les 5 premiers, que j’ai vraiment adorés. J’ai réalisé un top 20 pour Cinephilia, site ciné auquel je contribue (modestement) depuis le mois d’août. Voici donc mes 10 films favoris suivants et les quelques uns qui sont restés aux portes du classement, de manière assez aléatoire, je dois bien l’admettre. Saint-Laurent, 12 years a slave, Geronimo, Tom à la ferme, Calvary, Timbuktu, Conversation animée avec Noam Chomsky, State of Grace, Black Coal, Boyhood. Auraient aussi pu y figurer Only lovers left alive, Maestro, Le temps de quelques jours, Une nouvelle amie, New-York Melody.

Séries

          Comme à mon habitude, j’ai regardé pas mal de séries cette année. D’autant plus qu’entre mon arrêt maladie et l’arrivée de Canal+ séries, j’ai eu franchement de quoi faire. Beaucoup de bonnes surprises cette année je dois dire. Je devrais en parler plus ici car certaines méritent vraiment le détour. Dans mon top, uniquement les séries que je ne connaissais pas.

1– Halt & catchfire
2– The affair
3– Masters of sex
4– Ray Donovan
5– Panam

          Mais aussi toujours mes chouchoutes : Hannibal, Mad men, Borgia ou Scandal (parce que je suis amoureuse d’Olivia Pope et que je rêve de lui ressembler, mais sans ses parents…).

Livres

          Beaucoup moins de lectures cette année avec environ 80 livres lus contre une centaine les années précédentes soit une baisse de près de 20% quand même. On aurait pu penser qu’étant cloîtrée chez moi j’aurai lu plus mais déjà, j’étais trop crevée pour me concentrer et puis je lis quand même beaucoup dans les transports, à la maison, j’ai plus tendance à me disperser. Ces chiffres sont toutefois faussés par le nombre de pavés que j’ai ingurgités cette année. J’ai aussi l’impression d’avoir lu un peu moins de jeunesse et BD et beaucoup de gros romans. Je délaisse toujours les essais, la poésie et le théâtre mais on ne peut décidément pas tout faire !
Inutile de dire que j’ai oublié le programme lecture que je m’étais concocté presque aussitôt après l’avoir fait… J’ai quand même lu les 2/3 des livres qui y figuraient, ce qui n’est pas si mal, et également 5 ou 6 des romans ou BD que j’avais hésité à mettre. La seule catégorie dans laquelle je n’ai presque rien lu est sans surprise celle des classiques… J’aime pourtant la littérature du XIX° mais je la délaisse un peu ces dernières années. Je ne me suis toujours pas attaquée à Tristes tropiques ni à l’énorme Même les tigres sont chez eux. Quant à mon essai sur L’histoire de la lecture commencé depuis plus d’un an, j’ai lu deux chapitres de plus mais je suis loin de l’avoir terminé. Je n’ai toutefois pas dit mon dernier mot ! J’ai aimé la quasi totalité des livres lus cette année (j’en déduis que je les choisis de mieux en mieux, mais peut-être aussi que je ne prends plus assez de risques ?) mais mon énorme coup de cœur restera celui avec lequel j’avais commencé 2014.

Romans
1Et quelquefois j’ai comme une grande idée
2Aurora, Kentucky
3La horde du Contrevent
4Les sauvages
5L’empreinte de toute chose
6Mille femmes blanches
7S’abandonner à vivre
8L’écrivain national
9Peine perdue
10Les fiancés de l’hiver

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BD / album
1Mauvais genre
2Si j’étais un livre
3Pyongyang
4– La nuit du visiteur
5Lulu femme nue

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          J’avoue que je suis moi-même assez surprise par mon classement romans où il y a énormément de titres qui a priori ne sont pas mon genre. Comme quoi !

Expos

          Parfois je me dis que si j’arrivais à voir une expo par mois, ce serait bien. Et devinez quoi, alors que j’ai l’impression de ne jamais mettre le nez dehors, j’ai quand même vu 12 expositions cette année ! Il faut dire aussi que souvent je les fais par 2, ça aide. J’en ai raté plein qui me tentaient mais quand même, je ne suis pas trop mécontente. Je n’ai pas compté là-dedans les 2 que j’ai vues à Prague d’ailleurs.
Pas de découvertes bouleversantes cette année comme ça avait pu l’être les années précédentes avec Félix Vallotton ou Félix Ziem (oui, j’ai un truc avec les Félix). Toutefois, sans surprises, j’ai beaucoup aimé les expositions Van Gogh/Artaud et Gustave Doré – qui ne figure pas dans mon classement parce que n’ayant réellement apprécié que 4 expositions, je me suis contentée du trio de tête et j’en ai laissé une de côté. Pour la forme, voici mon petit top 3 de l’année.

1Van Gogh/Artaud : le suicidé de la société
2Paris 1900, la ville spectacle
3Tatoueurs/tatoués

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Théâtre

          Beaucoup de pièces vues (23, dont pas mal de danse), avec beaucoup de bonnes surprises et très peu de déceptions. Reprendre un abonnement, de suite, ça motive ! L’année dernière, je n’avais pas pris d’abonnement (enfin, en septembre 2013 quoi) et j’ai passé plusieurs mois sans voir la moindre pièce, ce qui ne m’étais jamais arrivé. Au mois de février, je m’étais forcée à reprendre quelques pièces et là, ç’avait été un festival de bonnes surprises. C’est là, qu’un soir, devant une pièce particulièrement réussie, je me suis rendu compte à quel point j’adorais le théâtre. Je le savais déjà, certes, mais d’un coup, j’ai su que je ne pouvais pas m’en passer, comme des bons restos, des livres ou du cinéma. J’ai donc profité des avantages que me confère mon jeune âge (plus pour longtemps) pour reprendre tout un tas de pièces pour la saison 2014/2015, quitte à en refiler quelques-unes à des amis en cas d’absence. Depuis, ça va beaucoup mieux. Mes gros coups de cœur de l’année sont :

Théâtre/cirque
1Macbeth
2Lucrèce Borgia
3Le roi et moi
4La colère du tigre
5L’art de la fugue

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Danse
1Cendrillon
2Gala d’ouverture des étés de la danse
3Casse-noisette
4Golgota
5Ballet revolucion

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Sorties

          Cette année, j’ai aimé me promener dans Paris, comme quand je n’y habitais pas encore : les berges de Seine, le jardin d’acclimatation, le jardin des Plantes. Un rayon de soleil et il y a plein de balades à faire à deux pas de chez soi. J’ai bougé bien moins que je ne l’aurais voulu et pas toujours dans de très bonnes conditions mais je suis quand même allée à Lyon, en Bourgogne, le magnifique plateau de l’Aubrac dont je suis tombée totalement amoureuse et dans le sud bien sûr, avec Toulouse, mes montagnes et la Côte Vermeille. Et puis quelques jours à Prague. Il y a avait longtemps que je n’étais pas allée à l’étranger, ça m’a fait le plus grand bien de changer d’air !

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Cuisine

          Évidemment, il y a aussi la cuisine dans ma vie. Quelques bons restos découverts en 2014 même si je suis assez peu sortie. Un repas étoilé chez les Bras, j’ai enfin découvert la cheminé de l’Atelier de Maître Albert, j’ai goûté au calme du salon de thé du Thé des écrivains et j’ai succombé aux pâtisseries de Philippe Conticini et à celles du café Pouchkine… Encore tant de bonnes tables à découvrir ! Une amie qui me veut du bien m’a offert un guide des meilleures pâtisseries, ça laisse présager de goûters gourmands en 2015.
J’ai eu à un moment eu des velléités d’essayer plein de nouvelles recettes et si j’en ai testé 2 par semaines en début d’année, j’ai vite délaissé ce rythme infernal pour finalement très peu cuisiner ces derniers mois (incroyable hein ?!). Mais comme j’ai reçu une vraie mallette de pâtissier à Noël et de supers livres de Christophe Michalak et Christophe Adam, je vais vite me remettre aux fourneaux !

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Blog

          Du côté du blog, j’ai beaucoup moins écrit cette année, surtout ces dernières semaines. Parce que trop fatiguée, du mal à me concentrer, pas forcément l’énergie de m’y mettre en rentrant du boulot. Je me demande comment j’ai pu concilier un jour travail, études, sport, vie sociale et blog. J’avais des journées deux fois plus longues ou quoi ? Heureusement, les visites se maintiennent, ce qui m’évite de me décourager de continuer à écrire, même si je suis au ralenti. Le résultat de mon manque d’efficacité, c’est que malgré un nombre de sorties relativement faible et le fait que je sois depuis facilement 3 semaines sur le même livre, j’ai quand même trouvé le moyen de laisser s’accumuler 27 articles dans la liste des choses dont je dois vous parler. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi…
Un petit résumé rapide en chiffres : 265 articles publiés, soit beaucoup moins que les 360 que je m’étais fixé dans l’idéal. Ou les 320 visés en comptant un jour de flemme hebdomadaire. Ca reste toutefois un joli nombre, surtout dans une année difficile. Il  a eu près de 100 000 visiteurs, soit en moyenne 270 visites par jour. Mes articles sont vus à peu près autant de fois sur Paperblog, même si ce sont rarement les mêmes qui y rencontrent du succès. Les visiteurs sont venus de 1470 pays. Je remercie mes plus fidèles commentateurs qui se reconnaîtront. Je ne comprends pas toujours la logique qui préside au succès de tel ou tel article mais je me réjouis de celui qui récompense ceux sur la culture occitane. Vous trouverez plus d’informations ici.

          Cette année, j’ai également commencé à réellement utiliser Twitter, avec 500 personnes qui me suivent, même si je ne relaie pas assez les articles, ça commence à être une belle devanture tout de même. Je ne suis pas encore franchement au top de la maîtrise mais j’avoue que j’apprécie le côté instantané qui a donné lieu à de nombreuses discussions animées (en 140 caractères, ça tient de l’exploit). Ca m’a permis de découvrir beaucoup de blogs. Bizarrement, ce sont des blogueurs ciné que je suis la plus proche. C’est enrichissant de lire des articles variés autour d’un même film (ou d’un même sujet de manière plus générale), les divergences de point de vue permettent de nourrir la réflexion.

          En 2014, j’ai également fait plein de rencontres, à Paris et ailleurs. Ceux qui me lisent se reconnaîtront et je les remercie pour tous les bons moments passés ensemble.

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          Cet article est déjà interminable (et encore, j’ai décidé de ne pas justifier chaque choix histoire de ne pas le rallonger, les bonnes résolutions seront donc pour plus tard. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous une

Très bonne année !

Mes lectures

Retour en absurdie, quand le langage devient un art

          Vous avez raté les chroniques de Stéphane de Groodt sur Canal+ et vous le regrettez amèrement ? Ce livre est fait pour vous ! Après Voyage en absurdie, le truculent humoriste belge revient avec le second tome de ses chroniques. Hilarant.

9782259227971           Bon, je n’ai jamais eu l’occasion de vous en parler mais voilà, je suis une grande fan des chroniques de Stéphane de Groodt dans le Supplément de Canal+. Chaque samedi ou presque a été l’occasion de rire aux larmes et j’ai été très très triste d’apprendre qu’il quittait le navire. J’aime ses jeux de mots à tiroir, la finesse de son humour et son esprit incroyable. Je rêverais d’être capable d’en faire autant. Bref, j’arrête là ma déclaration d’amour à cet homme hors du commun. Après avoir vu une bonne partie de ses chroniques, j’ai eu envie de les lire (parce que des fois on ne suit pas tout du premier coup, il faut bien l’admettre) et j’ai donc acheté le second tome, le premier n’ayant pas croisé mon chemin. Je ne sais pas pourquoi mais en partant en vacances, c’est LE livre que j’avais envie d’amener avec moi.

          J’avais beau connaître une grande partie de ces chroniques, ça ne m’a pas empêché de me choper des fous rires toute seule en les lisant. D’ailleurs c’est assez marrant comme ce ne sont pas les mêmes jeux de mots que je saisis à l’écrit et à l’oral, c’est assez déroutant. Stéphane de Groodt a été un excellent compagnon de voyage. Dans une ville dont on ne parle pas la langue, retrouver dans un livre un français aussi riche, ça fait un bien fou. Et quand une femme seule rit sous cape devant son livre dans un bar en essayant désespéramment d’être discrète, forcément, on la remarque et on lui demande ce qu’il lit. Croyez-moi, c’est l’occasion de lier connaissance. Bon, certaines chroniques sont évidemment plus drôles que d’autres et je recommande une lecture à petite dose pour éviter la saturation. Le « courrier des lecteurs » à la fin m’a un peu moins emballée mais n’en reste pas moins divertissante. Une lecture qui ravira tous les amoureux de la langue française. A éviter quand on veut rester discret : fou rire garanti !

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Plutôt que demander de l’aide à un vil-saint dont je n’ai pas-l’estime, je-ruse-allez… et tente un sauve Kippour.

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Vous ne le savez sûrement pas, et si vous le saviez vous auriez pu me prévenir, mais la semaine dernière nous avons mois, ou zomis si vous aimez les liaisons dangereuses, ou Romy si vous préférez Delon discours à de courtes intros, d’évoquer la dis-parution de Victor Hugo qui aurait eu, s’il ne s’était tu un 22 mai, 129 ans et des poussières, surtout des poussières d’ailleurs puisqu’il fut un grand inspirateur.

          Juste pour le plaisir, je vous met le lien de sa chronique le jour de la venue sur le plateau de Nabilla. J’en ris toujours autant à chaque fois, un régal ! C’est par-là !